PETITE HISTOIRE DE LA CARICATURE

BdDuTemple 041
Victor Hugo, Jean-Pierre Dantan, musée Carnavalet

 

Catherine Lebouleux a proposé cette semaine aux adhérents de calisto-235 une visite au Musée Carnavalet.
La visite s’est concentrée principalement sur la salle dédiée au Romantisme qui abrite ce qui reste de l’étonnante collection de portraits-charges réalisés par le sculpteur Jean-Pierre Dantan, dit Dantan Jeune en référence à son frère aîné, Antoine-Laurent dit Dantan l’aîné prix de Rome en 1828.
Celui-ci entraîna en Italie son jeune frère formé lui aussi à l’école des Beaux-Arts dans l’atelier de Bosio.
Jean-Pierre, fréquente les salons aristocratiques, dont celui de la comtesse Belgiojoso, le salon de Cicéri, décorateur de l’Opéra (il crée les décors de Robert le Diable en 1831) avec lequel il collabore entre autre aux décors du sacre de Charles X en 1825, et anie le cénacle des Dominotiers, occasion de se livrer aux rébus et calembours.
Portraitiste aux facilités évidentes mais sans le génie d’un David D’Angers ni la verve satirique d’un Daumier, il se lance à caricaturer Ciceri en 1831. La statuette rencontre un tel succès qu’elle fait le tour des salons. Dantant ne se consacrera plus quasiment qu’à cette activité créant un musée , le Dantanorama – où le tout Paris court se faire caricaturer.
Il va créer quelque cinq cents figurines qui donnne une idée du tout Paris des années 1830-1850.

 

Pour approfondir :

Jean-Pierre Dantan (1800-1869), dit Dantan jeune, passe pour être un des inventeurs de la caricature sculptée ou tout au moins l’artiste qui s’est le plus illustré dans ce genre. Ses bustes-charges sont aujourd’hui devenus assez rares, bien qu’ils aient été largement diffusés et même plagiés. Leur auteur est peu à peu tombé dans l’oubli, sans doute parce qu’il a été victime d’un long purgatoire jusqu’en 1957, date de la parution de l’ouvrage que Janet Seligman lui a consacré . Cet auteur déplore la maigreur des sources comme leur caractère répétitif et superficiel. La responsable en serait peut-être la jeune et respectable épouse de l’artiste, Elise Polycarpe Moutiez, de vingt-huit ans sa cadette, soupçonnée d’avoir fait disparaître de nombreux témoignages. Elle aurait notamment brisé les moules des bustes-charges, rendant impossible toute reproduction ultérieure, peut-être à des fins commerciales, à moins qu’elle ait pensé que la postérité de son défunt mari y gagnerait. C’est probablement pour cette même raison qu’elle se serait débarrassée du Musée secret qui présentait aux amateurs une collection érotique d’autant plus importante que Dantan l’avait enrichie de celle de son ami Alexandre Sauvageot.
> lire la suite

 

Pour une petite histoire de la caricature, vous pouvez visiter la page :
http://pagesperso-orange.fr/art-deco.france/caricature.htm

poire
Les « poires » – Louis Philippe – d’Honoré Daumier 1831 du portrait à la charge par l’altération progressive des traits

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