Bells are ringing au Théâtre de Saint Quentin en Yvelines (scène nationale)… calisto-235 propose une comédie musicale pour terminer 2015 sur une note plus légère

Bells Are Ringing est une comédie musicale américaine de Betty Comden et Adolph Green (scénaristes de Chantons sous la pluie), sur une musique de Jule Styne, créée à Broadway en 1956.

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La mise en scène avait été confiée à Jerôme Robbins, célèbre chorégraphe New Yorkais à l’actif duquel il faut noter les ballets et films tels Fancy free (musique de Leonard Bernstein), Le Roi et Moi (musique de Richard Rodgers),  West Side Story (musique de Leonard Bernstein), Dances at a Gathering (créé pour et par le New York City Ballet et pièce maîtresse des répertoires des grandes compagnies de danse sur des musiques de Chopin, valses et mazurka et qu’on a pu revoir à Garnier en 2014).

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La chorégraphie, élément primordial de toute comédie musicale, fut confiée au même Jérôme Robbins assisté de Bob Fosse le fameux réalisateur de All That Jazz (Que le spectacle commence), palme d’or à Cannes en1980.

Les rôles principaux furent confiés à Judy Holliday (Ella Peterson) et Sydney Chaplin (Jeffrey « Jeff » Moss), fils de Charlie Chaplin et Lita Grey, deuxième épouse de l’acteur. Sydney joua à côté de son père dans Les Feux de la rampe (1952) et c’est dans la comédie musicale Bells are ringing qu’il fait ses débuts à Broadway. Ce qui lui vaut un Tony Award du meilleur second rôle masculin et un Theatre World Award, récompensant le meilleur espoir.

L’histoire… Ella Peterson est opératrice téléphonique à New York. Au lieu de simplement transférer les appels, elle s’immisce dans les affaires des abonnés, dont elle devient la confidente, ce qui n’est pas du goût de sa patronne, Sue. Elle apprend ainsi que le dramaturge Jeffrey Moss n’arrive pas à écrire une nouvelle pièce, que l’acteur de second plan Blake Barton recherche un premier rôle, ou encore que le dentiste Joe Kitchell voudrait devenir auteur-compositeur…

La comédie musicale est adaptée en 1960 par Vincente Minelli. Judy Holliday y reprend son rôle au côté de Dean Martin dans le rôle de Jeff.

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La version que propose le Théâtre de Saint Quentin en Yvelines est l’adaptation de 2013 de Jean Lacornerie, metteur en scène et directeur du théâtre de la Croix Rousse à Lyon, et Gérard Lecointe, fondateur et directeur artistique des Percussions Claviers de Lyon, avec des effets visuels d’Etienne Guiol, dessinateur, animateur, maître verrier basé à Villeurbane (BK-France).

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Pour en savoir plus sur cette adaptation, voir le reportage sur Culturebox et visiter la page programme du TSQY.

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EN CORPS à l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille, samedi 22 mars 2014

La prochaine sortie de calisto-235 mérite le déplacement ! En corps de Laurent Dupont, spectacle vivant, mêle danse, musique et arts plastiques.

Quatre artistes puisent leur inspiration dans le cirque et la corrida, les chants et les paysages sonores des traditions tziganes et andalouses. Ils s’engagent dans le plaisir du jeu pour donner corps à des images où pulse un souvenir d’enfance : « Assis dans un coin d’atelier, blotti contre mon père, je regardais Ismaël de la Serna peindre tout en fredonnant les flamencos de sa jeunesse…»
En Corps est une fresque vivante métissant la danse, la musique et la voix avec les artifices projetés en direct par la peinture numérique inspirée de Picasso et de Vélasquez : « Dans l’espace intime de son atelier, un peintre accueille un danseur et une chanteuse, sujets de sa nouvelle composition. Sous le regard du maître des lieux, ils se lancent éperdument dans une série d’évocations empruntées aux arts forains, où se conjuguent, défilés d’animaux, mascarades, combats engagés jusqu’à ce que le peintre entre à son tour dans le jeu, happé dans cette toile de relations ! » Lire la suite...

En corps, samedi 22 mars 2014, 14h30, amphithéâtre de l’Opéra Bastille

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Carnaval des animaux… les textes de Francis Blanche, musique (Saint Saëns), images (variées) ! (après Nomade et Pain d’Epice du 1er février)

1. Introduction
Au Jardin des Plantes,
Ainsi nommé d’ailleurs
À cause des animaux
Qu’on y a rassemblés
Au Jardin des Plantes
Une étrange ardeur
Semble régner.
On décore, on festonne,
On visse, on cloue, on plante,
Le castor construit des tréteaux,
La grue porte des fardeaux,
Le python accroche des tableaux,
Car ce soir au jardin des Plantes
C’est la grand fête éblouissante :
Le Carnaval des Animaux.
Tout est prêt.
La foule se masse,
L’orchestre, à pas de loup,
Discrètement se place :
L’éléphant prend sa trompe,
Le cerf son cor de chasse,
Et voici que soudain
Monte dans le silence,
Pour le plaisir de nos cinq sens,
La musique de Monsieur Saint-Saëns

2. Marche Royale du Lion
Soudain :
Vive le Roi !
Et l’on voit,
La crinière
En arrière,
Entrer le Lion,
Très britannique,
La mine altière,
Vêtu de soieries
Aux tons chatoyants :
Soieries de Lyon,
Évidemment.
Il est fort élégant,
Mais très timide aussi :
À la moindre vétille,
Il rugit comme une jeune fille.
Peuple des animaux, écoute-le !
Tais-toi ! Laisse faire Saint-Saëns,
La musique, et ton Roi !

3. Poules et Coqs
Gens de cour et gens de plume,
Voici les poules et les coqs :
Basse cour et courte plume,
Ils sont bien de notre époque.
Les uns crient Cocorico, très haut,
Les autres gloussent, caquettent,
Très bêtes,
Car tous ont une idée secrète,
Une idée de derrière la crête :
Signer pour l’année entière
Un contrat phénoménal :
Les poules aux Folies Bergères,
Le coq chez Pathé Journal.

4. Les Hémiones
Un hémione, c’est un cheval;
Des hémiones, ce sont des chevaux.
L’hémione est un bel animal,
Les hémiones sont de fiers animaux.
Il trotte comme un vrai cheval,
Ils galopent comme de vrais chevaux.
Il tombe sans se faire de mal,
Se relève sans dire de gros mots.
Et si l’hémione est un cheval,
Si les hémiones sont des chevaux,
Il a comme tout animal,
Ils ont comme tous les animaux,
Leur place dans notre carnaval,
Comme dans tous les carnavaux.


5. Les Tortues
Au Carnaval, une fois l’an,
Les tortues dansent le Cancan.
Et sous leur monture d’écaille
Elles transpirent, elles travaillent,
Elles se hâtent avec lenteur.
Mais quand vous verrez, spectateurs,
Danser ce Galop d’Offenbach
Au rythme de Sébastien Bach,
Vous comprendrez qu’il ne faut point
Jouer avec son embonpoint,
Et qu’il vaut mieux courir
Que de partir à point.


6. L’Éléphant
Les éléphants
Sont des enfants
Qui font tout ce qu’on leur défend.
Car pour l’éléphant
Les défenses,
Depuis le fin fond de l’enfance,
ça se confond avec les dents.
Tout légers malgré leurs dix tonnes,
Comme des collégiens
de Cambridge ou d’Eaton,
Les éléphants
Sont des enfants,
Et qui se trompent énormément.


7. Les Kangourous
Athlète universel
Comme en vain on en cherche,
Voici le kangourou,
Redoutable boxeur,
Recordman du saut en longueur,
Et champion du saut à la perche.
Oui, quand de l’Australie
Tu quitteras la brousse,
Nos sportifs près de toi
Sembleront des fantoches,
Kangourou ! Tu les mettras tous.
Dans ta poche !


8. Aquarium
De la baleine à la sardine,
Et du poisson rouge à l’anchois,
Dans le fond de l’eau, chacun dîne
D’un plus petit que soi.
Oui, la coutume singulière
De cette lutte à mort,
dans les algues légères,
Fait frémir en surface
notre âme hospitalière.
Mais au fond, c’est la vie,
quand on veut bien chercher;
Et que celui qui n’a jamais péché
Jette aux poissons la première pierre.


9. Personnages à longues oreilles
Las d’être une bête de somme
Dont on se moque à demi-mot,
Au Carnaval des Animaux
L’âne s’est mis un bonnet d’homme.


10. Le Coucou au fond des bois
Jouant à cache-cache
Avec on ne sait qui,
Le coucou, vieil apache,
Vient de voler un nid.
Usurpant une place,
Détruisant un bonheur,
C’est le coucou vorace
Dont les maris ont peur.
Et chacun soupire à part soi :
« Que le son du coucou est triste,
au fond des bois ! »


11. Volière
Étourneaux, martinets,
Merles et rossignols,
Serins et canaris,
Alouettes et arondes,
Volez, gentils oiseaux !
Chantez ! Personne au monde
Ne vous condamnera
Pour chantage ou pour vol.


12. Pianistes
Quel drôle d’animal !
On dirait un artiste !
Mais dans les récitals
On l’appelle pianiste.
Ce mammifère concertivore,
digitigrade,
Vit le plus souvent
en haut d’une estrade.
Il a des yeux de lynx
et une queue de pie,
Il se nourrit de gammes,
Et ce qui est bien pis,
Dans les vieux salons
il se reproduit
Mieux que les souris.
Près de son clavier
il vit en soliste;
Cependant, sa chair
est peu appréciée :
Amateurs de gibier,
Chasseurs, sachez chasser !
Ne tirez pas sur le pianiste !


13. Fossiles
Sortis spécialement
De leur muséum,
Messieurs les fossiles :
Les iguanodons,
Les mégathériums,
Les ptérodactyles,
Ichtyosaures,
Dinosaures,
Brontosaures,
Nabuchodonosor,
Et autres trésors
Des temps révolus,
Sont venus
Simplement pour prendre l’air,
L’ère quaternaire,
Bien entendu.
Et sous les candélabres,
Ces corps qui se délabrent,
Éparpillant leurs vertèbres
Dans tous les sens
Les fossiles ont tourné
Sur la Danse Macabre
De Saint-Saëns.


14. Le Cygne
Comme un point d’interrogation
Tout blanc sur le fond de l’eau verte,
Le cygne c’est la porte ouverte
À toutes les suppositions.
Est-il pathétique, ce cygne ?
Est-il un amant malheureux ?
Est-il romantique mais digne,
Ou simplement crétin glorieux ?
C’est un mystère qui persiste.
Et le cygne,
Aux accents de son air fataliste,
S’éloigne lentement de l’eau.
Pour lui, c’est un moment bien triste
Lorsqu’on va jouer ce morceau.
Mais c’est un bel instant
Pour le violoncelliste,
Car il va faire son solo !

Anna Pavlova, créatrice de « La mort du cygne », chorégraphie Mikhail Fokine,1905.

La violoncelliste Hanna Chang, dans une version de concert inspirée

Parodie de La Mort du cygne par un danseur des BalletsTrockadero de Monte Carlo

15. Final
Et maintenant ça y est,
La fête se déchaîne.
Les animaux oublient
Les grilles et les chaînes.
On danse, on fraternise :
Le loup avec l’agneau,
Le renard avec le corbeau,
Le tigre avec le chevreau,
Et le pou avec l’araignée,
Et le manche avec la cognée.
Comme c’est joyeux,
Comme c’est beau,
Le Carnaval des Animaux !
Et puis, quand la nuit
se fera plus claire,
Quand la musique
aura décidé de se taire,
Les bêtes feront
la queue au vestiaire,
Et la vie reprendra.
À nouveau on se craindra :
Le chien et le chat,
Le lion et le rat,
Et caetera.
Ne riez pas !
Les bêtes ne sont pas
les plus bêtes,
en somme.
Et si vous en doutez un brin,
Rendez-vous dimanche prochain
Au Carnaval des hommes

30 illustrations pour une biographie d’Henri DUPONCHEL

Tout savoir sur la carrière d’Henri Duponchel, directeur de l’Opéra, architecte, orfèvre, artiste et dandy : cliquer sur l’image puis faites défiler les images pour lire les descriptifs.

Image

Henri Duponchel : un « people » avant l’heure, architecte, metteur en scène, directeur de l’Opéra de Paris

Pour découvrir ce personnage haut en couleur, dandy, passionné, fréquentant le Tout Paris, des salons de la Duchesse de Berry aux Vendanges de Bourgogne (sorte de Fouquet’s avant l’heure…!), venez écouter Catherine Renée LEBOULEUX dont les recherches en histoire culturelle du 19e siècle lui ont fait pister ce partisan de la vérité historique au théâtre, disciple de Daguerre, ami de Delacroix, honni par Berlioz.

Catherine Renée Lebouleux raconte « HENRI DUPONCHEL, UN DIRECTEUR ARTISTE », samedi 25 janvier, 14h00-15h30, La Roulotte, 42 avenue Hoche 78470, Saint Rémy lès Chevreuse

Tarifs : 20€, 15€ (adhérents, « amis » calisto-235), 10€ (-26ans), 5€ (adhérents juniors)

ImageBuste de Duponchel, marbre, Jean-Baptiste Germain, 1885, Paris, Palais Garnier

crédits photographiques Catherine Renée Lebouleux

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« La lettre » septembre 2013
RevueSept2013

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