Le Reading Kids Band de calisto-235 (« Les petits champions de la lecture »)

Ils sont en CM2, ils aiment les livres, les contes, la lecture. Ils ont rejoint calisto-235 pour relever un défi : rejoindre Guillaume Gallienne sur la scène de la Comédie française en participant au championnat national « Les Petits Champions de la Lecture » !

Nous nous sommes rencontrés pour la première fois ce mardi 6 octobre à la bibliothèque de l’école Jean Jaurès à Saint Rémy lès Chevreuse.

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Les enfants ont un message : « ON CHERCHE DES ENFANTS DE CM2 DE SAINT REMY OU DE CHEVREUSE OU DE MILON OU DE SAINT LAMBERT POUR QUE NOTRE GROUPE PUISSENT S’INSCRIRE AU CHAMPIONNAT. IL FAUT ETRE 10. REJOIGNEZ-NOUS ! signé Joe, Agathe, Louise, Camille, Gwendoline

Le lien vers la Lettre d’information des Petits Champions de la Lecture : CLIQUER ICI

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Découvrez le film de Matthieu Vassiliev, « De la table à la scène », et les secrets de préparation d’une pièce à la Comédie Française

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Restez informé, lisez « La lettre » (mars 2013) : les prochains rendez-vous de calisto-235

A ne pas rater en 2013 : la projection du film de Matthieu Vassiliev « De la table à la scène »

A NE PAS RATER : calisto-235 organise dans le cadre de sa saison 2012-2013, une projection de l’excellent film de Matthieu Vassiliev (un film ARTE France, Don’t Be Shy Productions) Salle Jean Racine, Saint Rémy lès Chevreuse. Retenez d’ores et déjà votre soirée du vendredi 22 mars 2013 (dossier de presse en cliquant sur l’image).

Matthieu Vassiliev présente le film

« La première idée de Guillaume [Gallienne] fut de me demander la réalisation d’un “petit métrage“ destiné au public avant son entrée en salle. D’où une dizaine de minutes d’atmosphère glanée au fil des répétitions, et révélatrice de l’errance de chaque comédien sur cette grand-route. Diffusé en boucle dans le hall, ce “petit métrage“ préparait le public à son entrée en salle où des comédiens l’attendaient, impassibles dans une lointaine tourmente sibérienne… Certains entrant avec les spectateurs, puis s’installant près d’eux.

– Une idée en amenant toujours une autre, Guillaume me proposa : « pourquoi ne pas filmer tout le travail, jusqu’aux représentations, on verra bien !? »… M’offrant ainsi un passeport pour l’intégralité de ce voyage, dans sa continuité… « Trouve toi aussi ta route… et carte blanche » me dit-il…

Fils d’une comédienne et d’un père musicien d’origine russe, en éveil comme Guillaume sur cet inexplicable besoin d’en savoir toujours plus sur la Russie, nos racines communes… Depuis toujours intrigué par la mise en scène, me voilà donc face à cette occasion rêvée de découvrir ce miracle qu’est le passage d’un texte à des personnages bien vivants, comme les “hiéroglyphes“ du solfège deviennent de la musique, elle aussi un voyage…

Le fait de pouvoir tout suivre de cette métamorphose, dans ce royaume de l’éphémère, en être le témoin quotidien, me permettra-t-il de comprendre la clef de ce mystère, et la faire partager ?

Travailleur infatigable, Tchékhov disait : « Seuls les êtres indifférents sont capables de voir les choses clairement, d’être juste et de travailler. », faisant ici allusion à son métier de médecin, dont il était si fier, “sa femme légitime“ disait-il, la médicine ayant à l’évidence fécondé son métier d’écrivain, qu’il qualifiait de  “maîtresse“.

Reprenant cette idée, me voilà donc en quête d’indifférence tout au long de ce voyage, jusqu’à en devenir invisible… n’attendant surtout rien, ne prévoyant rien, restant vacant, disponible… Chaque jour surpris par ce surréaliste comportement de l’acteur qui dissèque et avale de l’écriture pour en faire de la chair, et tout filmer bien sûr, additionner des images…  Cent six heures de tournage dont il n’est pas question de savoir qu’un centième seulement devra raconter cette histoire méconnue du travail avant le public… Histoire d’ailleurs tout aussi passionnante et révélatrice que la trentaine de représentations qui suivront, dans un énième travail des comédiens, à nouveau de tous les jours, encore et toujours sur la brèche… Là où les images de ce film fixeront des situations “en devenir“, pour les montrer ensuite une bonne fois pour toutes, sans cette extraordinaire possibilité de pouvoir, de devoir recommencer…

De ce jeu des répétitions filmées, avec des mêmes scènes confrontées côte à côte en des lieux et temps différents, sortira sans doute à l’écran ce sentiment d’exigence, dans cet éternelle devenir qui caractérise l’acteur…

Chaque personnage naissant ainsi doucement “à la table“, dans ses virtuoses balbutiements individuels et intimes, au plus fort de ses doutes… Pour se rejoindre ensuite “à la scène“, solidaires et grandis dans et par un entrelacs d’évidences, mais toujours sur la corde raide, jusqu’à leur dernière représentation, s’il en est une ? Là où les dernières images de ce film ne peuvent être que les premiers tracs de chacun d’eux en coulisses, juste avant une première représentation, dont le public deviendra à son tour  miroir de cette chaîne de vie, puis à son tour passeur, transmetteur…

Ce voyage avec Guillaume Gallienne et les comédiens fut pour moi une formidable leçon de “mise en chair“ qui m’apparaît transmissible, partageable. »

Matthieu Vassiliev